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mieux aujourd’hui mon père qui entrevoyait pour moi
une brillante carrière de réparateur de télévision ou
de pompiste en fonction de son humeur. Ne croyez pas
pour autant que j’étais un cancre, bien au contraire,
mais l’école
m’ennuyait
profondément.
Alors
je semais le désordre pour arriver à m’en faire exclure
trois fois (5ème, seconde et terminale). Néanmoins,
j’étais millionnaire à 32 ans et pratiquement à la retraite
à 35 ans.
J’ai
débuté ma vie économique au début des années 80, au
moment de l’éclosion de la micro-informatique. Cette
révolution fut assez semblable à celle de l’Internet
en 2000. À l’époque, j’étais considéré comme un génie
dans le domaine et je me voyais proposer régulièrement
des postes très bien rémunérés. Mais je préférais de
loin ma liberté et les copains plutôt que les chaînes
en or qui m’auraient inévitablement relié à un bureau.
Cependant, je m’aperçus rapidement que cette liberté
avait un prix et qu’il fallait avoir les moyens de se
l’offrir.
N’ayant
pas d’affinités particulières avec le banditisme, je
commençais à envisager de faire quelque chose de ma
vie. J’ai donc lancé plusieurs entreprises. À 23
ans je créais ma première société. Celle-ci était
basée sur le système des vidéoclubs appliqué aux logiciels
informatiques. Le concept reposait sur le constat suivant
: la plupart des gens copiaient les programmes, comme
ils le font aujourd’hui avec la musique électronique,
à la différence que peu d’entre eux disposaient des
documentations qui étaient au format papier à l’époque.
Mon idée était très simple : au lieu que les gens copient
gratuitement, j’allais les faire payer pour cela ! J’ai
donc proposé à la location des logiciels originaux avec
leurs documentations complètes. Étant donné que j’étais
le seul à faire cela sur la place de Paris, le succès
fut immédiat, et les gens faisaient la queue sur le
trottoir.
Bien
que basée sur une idée très simple (ce sont souvent
celles qui fonctionnent le mieux), l’entreprise était
très profitable. La suite fut moins idyllique. Étant
jeune, naïf et trop confiant, je revendis cette activité
lucrative quasiment au bout d’un an sans rien gagner,
car l’acquéreur me paya avec un chèque en bois que je
ne recouvris jamais en totalité. Même si j’avais été
assez intelligent pour imaginer et exploiter cette activité,
je le fus bien moins pour gérer sa cession.
À
26 ans je créais une nouvelle entreprise de distribution
de matériel informatique. N’ayant pas assez de fonds
pour démarrer, je demandais à ma banque de me prêter
50 000 F. Après avoir essuyé un refus, parce que j’étais
incapable de donner des garanties, je décidais de tenter
ma chance dans une autre banque en prétextant que j’avais
besoin
d’acheter une voiture.
Une
fois mon prêt accordé, je pus lancer mon activité. L’inventivité
commerciale, que j’avais déjà mise à contribution dans
l’activité précédente, me permit de vivre des débuts
très prometteurs. Mais je me révélais être un piètre
gestionnaire. Ne sachant pas vraiment contrôler une
affaire qui prenait de l’importance, je finis par déposer
le bilan avec en solde une dépression. Ce qui était
relativement étonnant, car malgré la faillite de l’entreprise,
je ne connaissais absolument aucun problème financier
: je possédais une autre société florissante qui affichait
des progressions annuelles à trois chiffres (0 à 100
millions de francs en quatre ans).
En
1990, après avoir mis en place quelqu’un pour assurer
la direction de la société (voir les concepts PEGR et
TDA), je gagnais à l’époque l’équivalent de 100 000
€ par an (salaire plus dividendes), en ne mettant les
pieds au bureau que deux jours par semaine. Suite à
de profonds désaccords avec le dirigeant que j’avais
installé, je dus reprendre les rennes de l’entreprise,
à la différence que pour le même salaire je devais travailler
six jours sur sept et plus de douze heures par jour
(voir GEPR).
Mais
je n’eus pas à me plaindre de la suite. Trois ans plus
tard, je revendis l’entreprise à mon principal concurrent
et me retrouvais à la retraite à 35 ans.
Étant
donné que j’avais beaucoup de temps, je mis à profit
cette liberté pour me consacrer à mon développement
personnel. Les sciences humaines m’ayant toujours fasciné,
je m’intéressais à des techniques comme la PNL
(Programmation Neuro-Linguistique) ou encore l’hypnose.
Pendant
ce temps je consolidais mon patrimoine en faisant l’acquisition
de plusieurs biens immobiliers, ce qui me permit de
découvrir que l’on pouvait acheter des appartements
sans avancer le moindre centime (voir le chapitre sur
l’immobilier).
Je
m’intéressais également aux marchés financiers et me
formais aux techniques de spéculation boursière. Ces
nouvelles connaissances me permirent de continuer à
m’enrichir pendant la formidable envolée de la bourse
de fin 1999 à début 2000, où il m’arrivait parfois de
gagner en un jour ce que d’autres gagnaient en un an.
En
2000, je quittais définitivement la France en direction
de l’Australie avec femme, enfants et chien.
Par
l’intermédiaire d’Internet, je créais une activité de
formation au trading (bourse) et organisais des séminaires
dans différents pays de la planète.
Tout
ceci pour vous expliquer que l’enrichissement n’est
pas réservé aux riches. Pas plus que l’appauvrissement
n’est réservé aux pauvres. Je suis parti de rien. J’ai
connu le doute. Bien que je me sois fait escroquer en
vendant ma première société, que j’aie déposé le bilan
pour la seconde et que j’aie souffert d’une dépression,
j’ai fini par m’enrichir.
Ces
vingt dernières années m’ont appris plusieurs choses
:
–
Si j’avais baissé les bras dès le premier obstacle,
je ne serais jamais arrivé où j’en suis aujourd’hui.
J’ai toujours appris de mes erreurs, et je n’ai jamais
hésité à me remettre en question ni à faire mon auto-critique.
–
Même si je me suis enrichi avec mes entreprises, je
sais que ce n’est pas un passage obligatoire et que
ce n’est pas le chemin le plus facile. La bourse et
l’immobilier sont également d’excel¬lents vecteurs accessibles
à la plupart d’entre nous.
–
Je n’ai jamais rien appris à l’école qui puisse m’aider
à m’enrichir. Celle-ci se contenant de fournir une culture
générale et un métier sans rien nous apprendre sur l’argent,
pourtant si nécessaire à notre quotidien. Je ne suis
pas en train de vous dire que l’école ne sert à rien.
Mais il est clair que si vous tenez à vous enrichir,
il vous faudra trouver l’information ailleurs.
Ces
constats m’ont permis de découvrir qu’il existe beaucoup
de possibilités et de schémas gagnants pour s’enrichir.
Ils ne nécessitent qu’une seule chose : une éducation
adaptée. Ce sont quelques-unes de ces clés que je partagerai
avec vous dans mes ouvrages.
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